Des cantines bio, j’en veux !

Dans les crèches, les écoles, les collèges, les lycées...

Êtes-vous favorable à la construction
d’un aéroport à Notre-Dame des Landes ?

Clôture des votes le 25 juin 2016

Déjà 17 760 votes

Madame, Monsieur,

Selon un sondage IFOP, 76 % des Français-e-s sont favorables à l’introduction d’aliments bios, locaux et de saison en restauration collective publique (sondage IFOP 2016).

Comme une majorité de Français-e-s, je suis très soucieux de la qualité de l’alimentation servie aux enfants dans les cantines.

Aujourd’hui de plus en plus de maires de communes de toutes tailles (Saint-Etienne, Lons-le-Saunier, Grenoble, Briançon, …) se sont engagées dans cette démarche pour favoriser à la fois la santé, l’environnement et l’économie locale sur leur territoire.

Je souhaite connaître vos engagements sur l’introduction d’aliments bio et locaux dans les cantines publiques :
Servez-vous au moins 20 % d’alimentation bio et locale comme l’indique la loi Grenelle ?
Quelles sont les mesures retenues ou à venir par la mairie dans ce domaine ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Interpellez vos élus locaux : maire, président de conseil départemental, président du conseil régional !

Après la censure, par le Conseil constitutionnel, d’une loi sur l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique dans les cantines publiques en début d’année, nous vous proposons d’agir localement pour assurer au plus vite l’égal accès des enfants à une nourriture saine et de haute qualité gustative et nutritionnelle. Cela devrait être une priorité pour les responsables politiques des collectivités. Il s’agit d’une question de volonté politique. Ceci est d’autant plus important que pour de nombreux enfants d’origine modeste, le repas à la cantine constitue le seul repas équilibré qu’ils seront susceptibles de recevoir dans la journée. Les conséquences de repas déséquilibrés et pauvres en nutriments peuvent s’avérer catastrophiques pour la santé des enfants et leur avenir (obésité, carences,…). Il s’agit de prendre en compte une véritable attente sociétale :

Et pourtant, 8 ans après le Grenelle de l’Environnement et les promesses des gouvernements successifs, la part de la bio en restauration collective représente moins de 4 % des achats alimentaires et la part de terre agricole dédiée à la bio dépasse à peine 6%. Par ailleurs, l’agriculture conventionnelle française subit une crise sans précédent touchant en priorité les petites et moyennes exploitations agricoles, accélérant ainsi les destructions d’activité et d’emploi et la désertification en milieu rural. Pourtant l’Etat et les collectivités ont les moyens d’agir sans attendre pour permettre d’une part aux agriculteurs/trices d’approvisionner des marchés rémunérateurs, leur assurant ainsi des débouchés réguliers et des revenus équitables et d’autre part d’assurer des repas sains et de qualité à tous les enfants quelque soit leur origine sociale. Les circuits courts et de proximité et les produits bénéficiant d’un signe officiel de qualité et/ou d’origine (Label Agriculture biologique, Label rouge, AOC, IGP, …) constituent la garantie d’une meilleure traçabilité des produits, d’une meilleure qualité nutritionnelle et gustative, du maintien d’activités agricoles durables et non délocalisables dans les territoires. 20 % de bio et local dans la restauration collective en 2020 c’est réaliste et ce n’est pas plus cher ! Des centaines de collectivités se sont déjà engagées dans un approvisionnement local et bio sans augmenter les tarifs et tout en respectant le code des marchés publics. 400 000 ha sur les 29 millions d’ha de terres agricoles françaises suffisent pour approvisionner en bio la restauration collective publique à hauteur de 20 %. En effet, le modèle agricole dominant productiviste et intensif est désastreux. Pour l’environnement : La France reste le 1er utilisateur de pesticides en Europe et la qualité des eaux et des écosystèmes ne cesse de se détériorer. Pour la santé : les pesticides posent un problème de santé publique majeur avec notamment le risque de développer des maladies graves tels que Parkinson ou Alzheimer ou encore des cancers et leucémies pour les personnes les plus exposées. Pour l’emploi en milieu rural : 200 fermes disparaissent chaque semaine en France. C’est pourquoi, sans plus attendre que la législation nationale fixe un seuil réglementaire, vous pouvez dès maintenant interpeller le maire de votre commune pour qu’il s’engage. A vous d’agir au niveau local !

Une pétition d’Agir pour l’Environnement en partenariat avec :


Halte aux idées reçues !

Le bio c’est plus cher : FAUX Le prix constituerait souvent un frein mais les exemples d’introduction de bio à coût équivalent sont nombreux. Cela peut passer notamment par un travail de réduction du gaspillage alimentaire et des emballages et par une diminution des protéines d’origine animale. S’approvisionner auprès de petits producteurs locaux c’est compliqué : FAUX Les producteurs bio ont structuré dans chaque région des filières d’approvisionnement professionnelles pour la restauration collective et attendent les commandes de pied ferme ! Si toutes les cantines passent au bio on sera obligé d’importer : FAUX Si toutes les cantines françaises introduisaient 20 % de bio cela nécessiterait moins de 400 000 hectares de terres à comparer aux 1,5 millions d’hectares en bio et aux 29 millions d’hectares de terres agricoles en France. Le bio c’est meilleur pour la santé : VRAI Les rapports scientifiques prouvant la dangerosité des pesticides s’accumulent (cancers, leucémies,…). A ce jour seule la filière bio garantit aux consommateurs et notamment aux enfants une alimentation de qualité exemptes de pesticides. Bio et local c’est meilleur pour l’emploi et l’environnement : VRAI Une exploitation bio crée près de 60 % d’emploi en plus qu’une exploitation conventionnelle. Favoriser le local, c’est moins de transport routier, un des principaux responsables du changement climatique.

Quelques exemples de réussite qui démontre que le bio dans les cantines ça marche :

– Edouard Chaulet , maire de Barjac – 1 500 habitants (Gard) : restauration scolaire à 100 % bio : «  Il s’agit de la santé, de l’équilibre des repas et plus généralement de l’agriculture. L’enfant a droit aux plus grands égards notamment au niveau de l’alimentation. » Extrait de l’interview de Guillaume Bodin.
– André Aschiéri, ancien maire de Mouans-Sartoux – 10 300 habitants (Alpes-Maritimes) : restauration scolaire 100% bio et majoritairement locale : « Se nourrir avec une alimentation équilibrée composée de produits de qualité a des effets positifs sur la santé, notre responsabilité est donc engagée à travers les repas que nous fournissons aux élèves déjeunant à la cantine ». Extrait d’un article de Bioaddict.fr
– Samy Kefi-Jérôme, adjoint au maire de Saint-Etienne – 172 000 habitants (Loire) : repas à 80 % bio et 70 % locaux : « Il est important pour nous d’éduquer le palais des enfants. On espère ainsi qu’il y aura peut-être des retombées dans dix, quinze, vingt ans. Que ces enfants-là auront de bonnes pratiques alimentaires. ». Extrait d’un article de Terraeco.net.
– Daniel Cueff, maire de Langouët – 550 habitants(Ille-et-Vilaine) : repas à 100 % bio et majoritairement locaux « Il y a onze ans en cuisine traditionnelle, nous étions à 5 euros par repas pour la commune et dix ans plus tard, en ayant embauché, nous sommes au même prix ». Extrait d’un article de 20minutes.fr.
– Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le -Saunier – 18 000 habitants (Jura) : 5 000 repas bio par jour servis dans les écoles, maisons de retraite et à l’hôpital  : « C’est avant tout une question de volonté politique. A long terme ça ne coûte pas forcément plus cher. Le bio permet de cuisiner des produits frais de qualité et relance l’agriculture locale.». Extrait d’un article de lexpress.fr.

Un site à l’initiative d’Agir pour l’Environnement

Agir pour l’Environnement est une association nationale de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement. Le but de l’association est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques en menant des campagnes de mobilisation citoyenne réunissant un réseau d’associations et de citoyens le plus large possible.