Non à la destruction des Marais de la Touques !

signataires s'opposent au projet de déviation routière de Canapville !

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A l’attention de M. le Préfet,

Je me permets de vous adresser mon avis dans le cadre de la consultation publique lancée à propos de la demande de dérogation du Conseil Général du Calvados, au titre des espèces protégées, pour l’aménagement de la déviation de Canapville (14).

Par la présente, je souhaite vous faire part de mon opposition à l’égard d’un projet qui semble inutile du point de vue routier, très coûteux et catastrophique sur le plan environnemental.

Parce que le coût du projet a été réévalué à 50 millions d’euros et qu’il date de 1974 ;

Parce que le trafic n’est absolument pas saturé, sauf de façon exceptionnelle durant certaines fin de semaines et lors des inévitables chassés-croisés des vacances scolaires ;

Parce que les Marais de la Touques constituent une véritable « cuvette » de canalisation des crues et parce que la déviation routière aggraverait le risque majeur d’inondations ;

Parce que le site prévu pour accueillir cette déviation dispose de toutes les caractéristiques pour qu’il soit classé en NATURA 2000 et même en Réserve naturelle. En effet, sa richesse est exceptionnelle au regard des nombreux milieux naturels et des espèces qui le fréquentent, notamment des espèces très rares et menacées d’intérêt national, voire européen et international;

Parce que le projet passe par un réservoir de biodiversité de milieux humides et de cours d’eau, et par des corridors fonctionnels de la matrice bleue ;

Parce que ce projet date de 1974 et qu’il est assez probable qu’il n’obtiendrait plus la Déclaration d’Utilité Publique en suivant les procédures prévues en 2014.

Je vous demande d’abandonner ce projet de déviation et réfléchir à des alternatives judicieuses. Il est d’ailleurs important que ce site soit classé en réserve naturelle pour sa richesse exceptionnelle.

J’espère que vous saurez prendre en considération la valeur environnementale et naturaliste de ce site qui fait partie de notre patrimoine à préserver pour les générations futures. Il serait extrêmement dommageable pour l’environnement et le bien-être des populations locales qu’un tel projet puisse voir le jour. Je ne doute pas que le bon sens et l’esprit citoyen du respect d’autrui, de la faune et de la flore menacées prévaudront dans les décisions qui seront prises.

Comptant sur votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.


 

URGENT – une consultation publique est en cours – jusqu’à dimanche 7/12 inclus, au sujet d’une déviation routière à Canapville qui va détruire les Marais de la Touques (14).

Un coût exorbitant

Ce projet, qui est censé désengorger le flux routier entre Deauville et Canapville à la hauteur de Bonneville-sur-Touques, est évalué à 50 millions d’euros soit un coût annuel de 0.3 millions d’euros. Ce budget, revu à la hausse récemment, est totalement disproportionné pour ce genre d’infrastructure ; pour comparaison le barrage de Sivens couterait 8 millions d’euros.

Un projet inutile

A l’heure où l’Etat s’efforce de faire des économies, une telle dépense est d’autant plus inopportune que son résultat est loin d’être garanti.

Aujourd’hui, comme partout en France d’ailleurs, le trafic n’est saturé que de façon occasionnelle durant les week-ends touristiques et les inévitables chassés-croisés des vacances scolaires. Ces ralentissements n’empêchant pas la circulation, la réalisation de ce projet n’aurait que comme impact de décaler et de rejeter le trafic de quelques encablures au niveau des marais. La saturation serait encore plus importante au niveau des ronds-points prévus aux sorties de cette déviation, aggravant ainsi le phénomène des bouchons et de la pollution au niveau des communes de Deauville et Trouville.

Des risques d’inondation et la destruction d’un paysage remarquable

Depuis la catastrophe causée par la tempête  « Xynthia », nous savons que de nombreuses erreurs ont été faites par le passé, notamment celles de construire en zone inondable. Or les Marais de la Touques constituent une véritable « cuvette » de canalisation des crues. La déviation aggraverait donc le risque majeur d’inondations toujours plus violentes auquel s’ajouterait la destruction d’un paysage remarquable de Basse-Normandie.

Des espèces d’intérêt national en danger

Ce projet serait lancé sur un site naturel où des espèces « très rares et menacées » sont notamment présentes. Ces éléments du dossier de dérogation montrent clairement toutes les caractéristiques pour qu’il soit classé en NATURA 2000 et même en Réserve naturelle. En effet, sa richesse est exceptionnelle au regard des nombreux milieux naturels et des espèces qui le fréquentent, notamment des espèces très rares et menacées d’intérêt national, voire européen et international.

D’après les informations disponibles dans le dossier de dérogation, il s’avère que sur le plan ornithologique, le Marais de la Touques est le site le plus riche du Calvados en dehors des sites côtiers. Il accueille entre autres des espèces emblématiques telles que le Butor étoilé, la Panure à moustaches, le Phragmite aquatique, la Marouette ponctuée ou le Busard des roseaux… La route passerait sur le territoire du Triton crêté et ainsi que sur celui d’autres amphibiens protégés par la loi.

Un réservoir de biodiversité de milieux humides menacé

Dans le récent Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de Basse-Normandie, le projet de déviation routière passerait par un réservoir de biodiversité de milieux humides et de cours d’eau, et par des corridors fonctionnels de la matrice bleue. Il apparaît donc fondamental de réfléchir à une alternative à ce projet d’autoroute et de préserver cette zone remarquable.

Un projet pensé en 1974

Le déplacement du problème des bouchons et de la pollution vers la périphérie de Deauville ne résoudrait en rien le phénomène de saturation. Par contre, il détruirait de manière irréversible ce milieu considéré comme un réservoir de biodiversité. Il est quasi certain que le projet actuel n’aurait jamais obtenu la Déclaration d’Utilité Publique en 2014. Un projet qui est marqué de sa date d’initialisation : 1974. Cela laisse perplexe…

Opposez-vous à la destruction des Marais de la Touques (14) par le projet de déviation routière de Canapville

Un site à l’initiative d’Agir pour l’Environnement

Agir pour l’Environnement est une association nationale de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement. Le but de l’association est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques en menant des campagnes de mobilisation citoyenne réunissant un réseau d’associations et de citoyens le plus large possible.