Stop au barrage d’irrigation de Sivens

interpellent la ministre de l’Ecologie et le préfet du Tarn afin d’obtenir l’abandon du projet de barrage de Sivens et sauver ainsi la zone humide du Testet

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Madame la ministre de l’écologie,
Monsieur le conseiller en charge de la biodiversité au ministère de l’écologie,
Monsieur le président du Conseil Général du Tarn,

Le barrage de Sivens cristallise les oppositions. Les conséquences sur la zone humide du Testet sont pour ma part inacceptables. Cette retenue d’eau, réalisée pour rassurer les maïsiculteurs et entretenir ainsi la pratique de l’irrigation, est une fuite en avant qui doit cesser.

– Ce projet est coûteux et financé sur fond public à hauteur de 8,4 millions d’euros.
– Ce projet détruirait 40 hectares de terres fertiles dont 13 ha de zones humides.
– Ce projet menacerait 94 espèces animales protégées.
– Ce projet n’a de sens qu’inscrit dans le cadre d’un soutien à une agriculture productiviste.

Je vous demande donc d’abandonner ce projet inutile et cesser tout aussi rapidement la répression des militant-es opposé-es à ce barrage.



Pétition lancée le 11/09/2014.

Dans le Tarn, à proximité de Sivens, un nouveau grand projet inutile de barrage dédié à l’irrigation du maïs et financé sur fond public à hauteur de 8,4 millions d’euros menace une zone humide classée « remarquable » située au Testet.

Stop à l’artificialisation des terres agricoles

Alors que l’artificialisation des terres agricoles ne cesse de s’accroître pour représenter 9,1% du territoire national, les promoteurs de ce projet de barrage s’apprêtent à déboiser une vaste zone de 40 hectares, dont 13 hectares de zones humides.

Stop à la destruction de cette zone humide

Une centaine d’espèces animales protégées ont été identifiées sur ce site. Comme de mauvaise coutume, les « déstructivistes » au pouvoir se proposent de créer de toute pièce de nouvelles zones humides au titre de mesures compensatoires. Dans le cerveau étriqué d’un bureaucrate, rien n’est aussi simple que de déplacer une zone humide et des espèces menacées. D’un clic de (chauve)souris, les salamandres, couleuvres et autres pipistrelles sont exfiltrées de la zone à bétonner et réimplantées artificiellement dans une nouvelle zone. Simple. Trop simple !!!

Stop au modèle agricole productiviste

Ce barrage est d’autant plus contestable qu’il va de pair avec un modèle agricole productiviste faisant la part belle au couple infernal « maïs / élevage industriel /nitrate /algues vertes ». Cette plante, inadaptée à nos latitudes nécessite une très forte consommation d’eau et d’intrants chimiques. Ineptie agronomique, le maïs oblige les agriculteurs à puiser dans les nappes phréatiques et cours d’eau. Aujourd’hui, l’agriculture absorbe plus de 70 % de l’eau consommée. Pour faire pousser un kilo de maïs, il faut entre 238 et 454 litres d’eau ! Pire, le maïs laisse la terre à nu pendant une très grande partie de l’année, créant les conditions du ruissellement, de l’érosion des terres arables et des inondations à venir.

Stop à la répression des militant-es opposé-es à ce barrage

Depuis plusieurs semaines, cet énième grand projet inutile cristallise l’opposition de militant-es mobilisé-es. Ces derniers sont confronté-es à un déploiement de force et de violence policière que les zadistes de Notre-Dame des Landes n’ont que trop bien connu.

Au Testet avec ce projet de barrage comme à Drucat avec le projet de ferme-usine des 1000vaches, ce modèle agricole dépendant du maïs et du soja vacille. Pour que la transition agricole que nous appelons de nos voeux voie enfin le jour, ces grands projets inutiles doivent être abandonnés.

Stop au barrage d’irrigation de #Sivens : signez pour défendre la zone humide du #Testet !


Un site à l’initiative d’Agir pour l’Environnement

Agir pour l’Environnement est une association nationale de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement. Le but de l’association est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques en menant des campagnes de mobilisation citoyenne réunissant un réseau d’associations et de citoyens le plus large possible.